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objet
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description
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ORNEMENTS SACERDOTAUX
(XVI° et XVII° siècles)
Ornement
de François Ier
Ornement
de Marie de Médicis
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Ces ornements
étaient utilisés lors des messes solennelles, souvent dites
par l’évêque.
· la CHASUBLE,
qui doit sa forme actuelle à la Renaissance et dont la décoration
n’est régie par aucune exigence liturgique.
· la CHAPE,
seul vêtement à ne pas être béni et dont le port n’était pas
obligatoire mais simplement recommandé pour les grandes occasions
· l’ETOLE,
longue bande de soie portée autour du cou.
L’évêque
et le prêtre la portent droite ou croisée sur la poitrine,
tandis que le diacre la porte en sautoir sur l’épaule gauche.
· le MANIPULE
servait à l’origine de serviette ; son évolution en a fait
un accessoire porté au poignet uniquement devant l’autel au
cours de célébrations.
· deux DALMATIQUES,
vêtements d’abord adoptés par les patriarches grecs qui furent
imposés au IVème siècle par le pape Sylvestre à ses évêques.
Les diacres et les sous-diacres eurent ensuite le privilège
de les porter lorsqu’ils assistaient l’évêque pendant la messe.
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CROIX DE PROCESSION
(début XVII° siècle)
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Le symbole de la Croix
n’a perdu le caractère infamant qu’il possédait sous l’Empire
Romain qu’à partir du Vème siècle.
A Rome en effet le supplice de la croix était réservé aux
criminels. La croix fut par la suite portée en tête des processions
car elle était facile à manipuler et visible par tous les
fidèles.
Puis elle fut réservée aux processions faites à des dates
définies pour célébrer un événement religieux ou un saint
ainsi que lors des consécrations d’églises.
Celle-ci provient de la chapelle de Légugnon. Au dos de la
croix figure la Sainte Vierge. Les fleurs de lys qui en terminent
les branches, symbole marial, témoignent peut-être aussi de
l’importance de cet emblème royal en ce XVIIème siècle, sous
le règne de Louis XIV. |
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CHANDELIER PASCAL
(XVIII° siècle)
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Pouvant atteindre une hauteur de trois à quatre
mètres, le chandelier
pascal était destiné à recevoir le cierge pascal
que l’on faisait brûler, sans interruption, de Pâques à l’Ascension.
Les chandeliers étaient richement ornés et peints comme nous
pouvons le constater avec celui-ci qui est sculpté de motifs
divers (têtes d’anges, motifs géométriques…).
Sur le cierge est gravée au stylet une croix. il est percé
de trous dans lesquels sont disposés cinq grains d’encens.
Ceux-ci, en forme de clous, symbolisent les cinq plaies du
Christ.
Les lettres alpha et oméga sont disposées autour de la croix
ainsi que les chiffres de l’année courante.
Cette symbolique forte est restée vivante de nos jours. |
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PANNEAUX EN BAS-RELIEF
( XVIII° siècle)
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Bois
sculpté polychromé et doré |
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LA CRECHE ET
SES PERSONNAGES
(fin du XVII° siècle)
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La crèche
de la cathédrale Sainte-Marie est unique en Aquitaine. Elle
est composée d’une partie fixe en forme de triptyque sur laquelle
sont disposés différents personnages peints et dorés.
Absents de la représentation traditionnelle, les rois mages
ont disparu lors des troubles révolutionnaires et seule l’image
de la Nativité
subsiste sur le panneau central.
Les statuettes, uniquement exposées pendant la période de
Noël, constituent un bon témoignage de la société de la fin
du XVII° siècle. Grâce à leurs vêtements, on peut différencier
le monde rural, le monde urbain et même la bourgeoisie tels
qu’ils étaient à cette époque. |
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LAMPE DE SANCTUAIRE
( XVIII° siècle)
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Chêne
sculpté peint et doré |
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LUTRIN
(fin XVII° ou début XVIII°
siècle)
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Le lutrin
est un piédestal sur lequel était posé le livre de chants
de messe auquel se référaient les membres du clergé. Placé
à proximité des stalles où se tenaient les chanoines, il était
souvent richement orné.
Son pied est formé de trois dauphins et sa partie supérieure,
celle où l’antiphonaire était placé, représente un aigle,
symbole de l’Evangéliste Saint Jean. |
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RELIQUAIRE
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Bois
sculpté doré et peint |
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ANGELOTS
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Bois
polychromé |
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STATUES
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Bois
doré et peint |
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CONSOLE
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Bois sculpté doré et peint |
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CHAIRE à
PRECHER
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Bois
sculpté doré et peint |
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- Le CALICE est un
vase
sacré dans
lequel le célébrant verse le vin pour le sacrifice
de la messe.
- La PATENE
est le plat
sur lequel est disposé le pain d’autel avant l’offrande
et la communion du prêtre et des fidèles. Il reçoit pour
décor, sur la partie inférieure une croix souvent surmontée
d’une couronne d’épines et d’un sacré cœur.
- Le CIBOIRE
est un vase non consacré, sorte de réserve dans laquelle
sont conservées les saintes hosties. Son origine remonte
à l’époque des premiers chrétiens où ces derniers devaient
emporter chez eux “ le Corps du Christ ” entre deux célébrations.
Ils utilisaient à cet effet des petites boites précieuses
appelées pyxides ou custodes.
- Les BURETTES de messe
sont les réminiscences des vases utilisés lorsque les fidèles
apportaient le vin du sacrifice. Cet usage ayant été aboli,
ces vases ont été remplacés par des burettes contenant du
vin et de l’eau. Ces flacons sont en verre ou en cristal
et sont supportés par un plateau servant également à leur
transport.
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CRUCIFIX
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Bois
doré sur fond de glace |
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FAUTEUIL CHIPPENDALE
( XVIII° siècle)
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Thomas Chippendale (1718-1779) est un ébéniste
anglais de renom issu d’une lignée de sculpteurs et de menuisiers.
L’une de ses particularités est d’avoir publié un journal,
“ The Director ”, sorte de catalogue, de recueil d’idées de
décoration.
Son style est très éclectique puisqu’il s’inspire de modèles
chinois, gothiques ou baroques et crée de cette façon une
nouvelle mode.
Ces fauteuils ont été recensés au nombre de quatre dans le
salon du dernier évêque en 1802. Un
seul est resté à la cathédrale. Deux ont été
attribués à l’église Saint- Jean-Baptiste de Moumour. Le dernier
aurait été offert par l’évêque
à son valet en remerciement de ses services. |
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SAINT GRAT
(XVIII° siècle)
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Gratus est le premier évêque d’Oloron connu.
Sa signature figure sur les actes du concile d’Agde en 506,
époque où le christianisme est seulement toléré en Aquitaine
par le roi wisigoth Alaric II.
Saint Grat est devenu au fil du temps une véritable légende
ainsi que le saint patron du quartier de Sainte-Marie qui
le fête tous les ans au mois d’octobre.
Au cours des guerres de religion, ses reliques ont été confiées
à la ville de Jaca qui les restitua en 1621. C’est en 1710
que l’évêque Joseph de Révol procède à “ l’invention ” (redécouverte)
de ses reliques dont on avait perdu toutes traces. C’est alors
l’occasion de réaliser un reliquaire digne de ce nom représentant
Saint Grat.
Ce buste
en bois peint et doré contient un fragment d’os du saint.
Il est abrité sous un dais d’exposition également en bois
doré qui était utilisé lors des processions faites en l’honneur
du Saint. |
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CROIX D’AUTEL
(XVIII° siècle)
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La crucifixion n’a été représentée que tardivement
car cette scène choquait les fidèles, aussi les premiers crucifix
ne datent-ils que du Vème siècle. Dans un premier temps, le
Christ fut représenté vivant et impassible avant d’être figuré
avec tout le réalisme de ses souffrances. A partir du XIV°
siècle, ces croix sont placées à demeure sur l’autel.
Au XVIII° siècle, le pape Benoît XIV exige qu’elles soient
de dimensions respectables pour être bien visibles comme on
en a ici un exemple avec cette croix d’autel en bois sculpté
peint et doré. |