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LES AMIS DE L'ORGUE DE LA CATHEDRALE D'OLORON SAINTE MARIE |
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Pourquoi un concours d'écriture ? |
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L'écriture fait partie des disciplines enseignées dans tous les conservatoires. De tous temps, l'étude et la pratique de l'écriture musicale fut un premier pas pour la création musicale. Tous les grands compositeurs se sont nourris de l'étude des œuvres de leurs aînés. Ils ont appris leur métier grâce à la transmission de leurs maîtres, apprenant patiemment à écrire dans les styles qu’ils pratiquaient, pour ensuite reprendre le flambeau et aller de l'avant, expérimenter des possibilités inédites, créer de nouvelles valeurs esthétiques, ébaucher des nouvelles voies... Par exemple à l'époque de la Renaissance les compositeurs de musique pour clavier n'hésitèrent pas à emprunter des pièces du répertoire vocal pour les recréer en les adaptant à leurs instruments, et en les développant... Bach lui-même fit une grande partie de son apprentissage en recopiant les œuvres de ses prédécesseurs et contemporains comme Frescobaldi, Grigny ou Vivaldi. Pendant des siècles, et cela même après l'invention de l'imprimerie, les compositions ont ainsi voyagé de main en main au gré des copies manuscrites patiemment réalisées par les musiciens, qui se créaient ainsi un répertoire disponible à l’usage, tout en s’imprégnant des œuvres qu’ils copiaient et de leurs différents styles. La copie permet en effet une connaissance approfondie de l’œuvre elle-même et de ses techniques de composition. Elle ouvre la voie à l’imitation, dans laquelle l’élève (ou le maître), s’approprie un style existant et s’exprime à travers un langage pré-établi, comme Bach le fit dans son Concerto italien. Les grands maîtres du XXème siècle se sont, eux aussi, pliés au jeu de l’écriture en référence à des styles existants : Maurice Ravel a composé deux pièces pour piano intitulées « A la manière d’Emmanuel Chabrier », et « A la manière de Borodine », et s’est également référé au passé (quoique de manière plus personnelle) dans son célèbre « Tombeau de Couperin », comme l’avait fait avant lui Debussy dans son « Hommage à Rameau » pour piano, sans pour autant en faire des pastiches. Stravinsky se tourna résolument vers l’époque baroque dans son ballet « Polichinelle », et les exemples abondent. Il faut donc saluer cette excellente initiative de fonder un concours d’écriture, et non de composition. Il va permettre à des compositeurs en herbe de faire leurs premières armes dans la composition pour orgue en consolidant leurs techniques et en enrichissant le répertoire de ce bel instrument. Jésus
Martin-Moro Alors qu’un concours de composition s’adresse uniquement à des musiciens confirmés ou, dans tous les cas, ayant mené à terme un long cursus d’études supérieures (Analyse, contrepoint et fugue…), le présent concours se tourne directement vers les élèves des Conservatoires de Région et Ecoles Nationales de Musique, qui n’atteindront un tel niveau que quelques années plus tard. Si les programmes destinés aux élèves des Conservatoires Supérieurs sont toujours tracés et convenus, il n’en va pas de même pour tous ceux qui fréquentent les classes des autres établissements, premiers et indispensables « découvreurs », conditionneurs et inlassables fournisseurs de talents. Il devient donc bien légitime de vouloir reconnaître et encourager, une fois n’est pas coutume, tout le travail très méritant fait en amont par plus de 130 de ces établissements. Ces jeunes musiciens, de la France entière, auront pour la première fois la chance et la possibilité de participer à un concours National, par le biais duquel ils pourront évaluer la qualité d’une partie de leur travail, dédié au difficile apprentissage de l’écriture. Par ce concours, certains jeunes musiciens auront également l’occasion d’être entendus du grand public (TV & Radios Nationales), ainsi que d’un Jury dont le représentant n’est autre qu’un soliste de renommée internationale. Sans pour autant encourager un esprit de compétition tous azimuts, ils trouveront pourtant dans cette épreuve une motivation supplémentaire, au sein d’un cursus toujours long et bien souvent ingrat. Leurs professeurs, eux-mêmes, verront par un tel concours la qualité de leur travail hautement valorisée. Enfin et encore plus marqué par l’espoir de l’obtention d’un prix, il va de soi que chaque musicien porte en lui la fierté de l’appartenance à « son » Conservatoire, comme chaque Conservatoire la satisfaction de son lien étroit au talent de « son » lauréat ! Jean-François
Ouilhon |